Le hasard a fait que j’ai lu ces trois bouquins dans la foulée.

Trois romans poignants, pleins d’émotion, qui ont bénéficié de critiques dithyrambiques et qui pourtant m’ont laissé une petite amertume.

Chacun d’entre eux, pour des raisons très différentes, n’a pas totalement conquis mon coeur.



Au petit bonheur la chance ! – Aurélie Valognes.

Résumé

1968. Jean a six ans quand il est confié du jour au lendemain à sa grandmère. Pour l’été. Pour toujours. Il n’a pas prévu ça. Elle non plus. Mémé Lucette n’est pas commode, mais dissimule un coeur tendre. Jean, véritable moulin à paroles, est un tourbillon de fraîcheur pour celle qui vivait auparavant une existence paisible, rythmée par ses visites au cimetière et sa passion pour le tricot. Chacun à une étape différente sur le chemin de la vie – elle a tout vu, il s’étonne de tout –, Lucette et Jean vont s’apprivoiser en attendant le retour de la mère du petit garçon. Ensemble, dans une société en plein bouleversement, ils découvrent que ce sont les bonheurs simples qui font le sel de la vie. Un duo improbable et attachant pour une cure de bonne humeur garantie !

Il s’agit du deuxième roman que je lis d’Aurélie Valognes.

Je vous avoue qu’au départ, j’ai craqué pour ses couvertures colorées et féminines.

Dans son roman Minute Papillon, j’ai aimé son style plein de peps et d’humour, mais aussi sa façon de décrire les rapports humains.

Dans ce deuxième roman, j’attendais la même légèreté et l’optimisme, mais elle a touché à un thème qu’il m’est difficile de prendre à la légère : une maman qui abandonne son enfant.

Les liens avec sa grand-mère sont particulièrement attachants, le style plein de pèche est toujours présent, les petites phrases piquantes et l’humour nous font sourire franchement… mais… MAIS…

Je ne pouvais me sortir de la tête que cette maman a fait le choix de laisser son tout petit et à chaque passage la concernant mon ventre se tordait.



La Délicatesse du Homard – Laure Manel.

Résumé

François, directeur d’un centre équestre en Bretagne, découvre, lors d’une promenade à cheval sur la plage, une jeune femme inconsciente au pied d’un rocher. Plutôt que d’appeler les secours, il décide sans trop savoir pourquoi de la ramener chez lui pour la soigner. À son réveil, l’inconnue paraît en bonne santé, mais peu encline à parler. Elle déclare s’appeler Elsa mais refuse de répondre à tout autre question. Commence alors entre le célibataire endurci et cette âme à vif une étrange cohabitation, où chacun se dévoile peu à peu à l’autre sans pour autant totalement révéler les secrets qui le rongent. Et même si le duo en s’apprivoisant s’apaise, leur carapace peine à se fendre…
Qui est Elsa et quelle vie est-elle en train de fuir ?

J’ai été immédiatement entrainée dans cette histoire d’amour, de relations humaines, de blessures passées, de personnages plein de caractère.

C’est un livre bouleversant qui par son rythme relativement lent, nous permet de nous plonger pleinement dans l’intrigue, d’avoir presque le sentiment d’espionner l’intimité des protagonistes.

Mais c’est justement ce rythme qui m’a désorientée parfois : j’avais envie de secouer les personnages, de les brusquer, de leur hurler dessus pour qu’ils s’activent enfin.

Je les ai trouvé lassants parfois devant tant d’incertitudes, de tâtonnements, de « j’y vais j’y vais pas »…

L’objectif même d’un roman est justement de faire ressortir nos émotions, non ? De ce côté là, il a tout bon !!



Toutes les histoires d’amour du monde – Baptiste Beaulieu.

Résumé

Lorsqu’il découvre dans une vieille malle trois carnets renfermant des lettres d’amour, le père de Jean sombre dans une profonde mélancolie. 
Jean, lui, tombe des nues : Moïse, son grand-père, y raconte toute l’histoire de sa vie. Plus incroyable encore, Moïse adresse son récit à une inconnue  : Anne-Lise Schmidt.
Qui est cette femme ? Et surtout qui était-elle pour Moïse  ? Comment quelqu’un de si chaleureux et sensible dans ses lettres a-t-il pu devenir cet homme triste et distant que père et fils ont toujours connu ?
Naviguant entre les grands drames du xxe siècle et des histoires d’amour d’aujourd’hui glanées dans une tentative éperdue de faire passer un message à son père, Jean devra percer le lourd secret d’un homme et lever le voile sur un mystère qui va chambouler toute une famille…

J’ai acheté ce roman sur les recommandations de Virginie Grimaldi que je suis sur Instagram. Si elle aime, je vais forcément aimer (fan absolue que je suis) !

Il s’agit de mon premier livre de Baptiste Beaulieu et il semble que l’histoire soit véritablement celle que vit sa famille.

Ce roman représente à peu près tout ce que j’aime lire : une histoire de famille, un passé qu’on découvre, des amours contrariées, un style qui prend aux tripes, un rythme entraînant.

Et pourtant, je suis incapable de vous dire ce qui m’a contrariée.

J’ai eu énormément de mal à me mettre dans l’histoire, à prendre du plaisir à retrouver les personnages après la journée de travail, j’ai même passé plusieurs jours sans y toucher.

Et puis, il y a eu un déclic, à un peu plus de la moitié du livre, un truc qui a fait que ça y est « je veux vraiment savoir comment ça se termine ».

A partir de là, je l’ai dévoré. Jusqu’à finir en larmes…

Cette histoire m’a bouleversée, j’espère que nous aurons la chance de connaître le dénouement dans la vraie vie.



Trois romans poignants, intenses, et pourtant…

Je pense que les romans que nous lisons font écho à un certain moment de notre vie. Parfois, ils nous touchent, et à d’autres moments nous passons à côté.

Un même auteur, un même roman peut nous paraître fade ou au contraire fabuleux à des périodes différentes, simplement parce que nous ne sommes pas dans les bonnes dispositions.

Cela vous est-il déjà arrivé ? D’être passé à côté d’un livre que tout le monde adore ?

Et ces trois présentés aujourd’hui, les avez-vous lus ?