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05 Juin 2010

Toutes au Parc des Princes

L’équipe dirigeante du PSG, pleine de bonnes intentions et avec l’objectif d’éradiquer la violence dans son stade, propose aux femmes d’assister gratuitement aux matchs.

Qu’en pensez-vous ?

Amatrice de football, mais surtout de beau jeu, depuis toute petite, j’ai eu l’occasion de faire de jolies rencontres.

A mes 7 ans, mon père m’a emmenée prendre des photos au Camp des Loges avec Dominique Rocheteau et Joël Batz. J’étais alors admirative de ces chevelus que je voyais courir à toute vitesse dans mon poste de télévision.

Quelques années après, j’ai assisté à un match PSG – Matra Racing (les deux clubs parisiens de l’époque) dans une ambiance festive et détendue, chacun arborant les couleurs de son club et chambrant les voisins.

Depuis, ma seule présence au stade a été pour un événement organisé par Rai en faveur des enfants défavorisés au Brésil.

Pourquoi ?

Parce que je trouve que ce club manque de ferveur… Les seuls « supporters fidèles » sont ces hordes de gars casseurs, violents, sans vie sociale, se déchaînant à la moindre occasion.

Où sont les véritables supporters ? Ceux qui, à l’instar de Lens ou Saint Etienne, sont derrière le club et les joueurs ?

J’habite Saint Germain en Laye, ville d’entraînement du club, et je suis sidérée qu’aucune boutique de supporters n’existe. Il y en a une pendant un certain temps, mais minuscule, sans âme et inutile.

Comment souder un peuple derrière des couleurs si aucune identité ne leur est accessible ?

Saint Germain en Laye est la ville du PSG, mettez-y de la couleur, de l’ambiance !

Les seuls mouvements de foule sont ceux des pseudo-groupies, plus proche de la radasse qu’autre chose, qui attendent patiemment à la sortie de l’entraînement dans l’espoir de se faire remarquer par un « bon parti ».

Où trouver les maillots ? Comment se procurer les écharpes ?

Les Marseillais disposent de corner-shop à chaque coin de rue, tous exposent leur maillot dans une fierté évidente… Et les Parisiens ? Où est notre ciment, notre ferveur commune ?

L’idée même d’une tribu est d’avoir un signe distinctif et visible des autres : le PSG ne propose pas aux éventuels supporters d’avoir accès à cette distinction.

Pour terminer, l’anecdote d’une soirée football entre copines me revient à l’esprit : un match amical au Stade de France, France – Andorre, en préparation du mondial 98.

L’entrée réduite pour les filles incluait un petit coussin pour les fesses, une jolie rose rouge pour chacune et un mini-kit de maquillage pour se parer des plus belles couleurs…

Belle initiative, non ?