Poulette Blog | Girly, funny, trendy... Une poulette au quotidien !

15 Mar 2013

Je suis venue à bout des Cinquante Nuances de Grey (et je me pose plein de questions sur la morale de l’histoire…)

Depuis que je vous ai parlé du Tome 1 des Cinquante Nuances de Grey, vous êtes plusieurs à rebondir, à commenter et j’adore ces échanges !

J’ai aussi reçu plusieurs messages privés pour savoir si j’ai terminé la série et vous aviez toutes des questions très précises…

Est-ce uniquement un coup marketing ?

Les 3 tomes sont-ils au même niveau ?

Est-ce qu’on en a pas marre au bout d’un moment ?

C’est plutôt pour les filles ou les garçons ?

C’est vraiment un porno ou c’est plutôt érotique ?

Et au final, ça vaut le coup de commencer ou pas ?

 

Alors voilà, je viens de terminer le dernier volume.

Je ne les ai pas tous lu d’une traite, parfois j’ai alterné avec d’autres bouquins.

Mais au final je pense que nous sommes confrontés à un fait de société lié à l’évolution de la femme.

 

Trilogie Cinquante Nuances de Grey - Poulette Blog

 

Pour le 1er tome, Cinquante Nuances de Grey, je vous avais parlé de ma déception ici.

L’histoire devait se mettre en place, nous découvrions les personnages, mais j’avais vraiment le sentiment de lire une copie non censurée de Twilight.

Le couple de héros me paraissait très proche de Bella et Edward mais en version « 1er samedi du mois sur Canal + ».

Parce que oui, dans ce premier tome, ils baisent quand même à tout va et pour une vierge romantique, c’est plutôt déroutant.

 

Dans le second tome, Cinquante Nuances plus sombres, j’ai eu de belles surprises. J’en parlais ici.

J’ai aimé qu’on en découvre un peu plus sur le passé de ce garçon tourmenté, qu’on mène un peu l’enquête comme dans un polar.

Ce tome a été largement mon préféré…

Et il le restera !

 

Car le troisième tome, Cinquante Nuance plus claires, m’a un peu déstabilisée.

 

Je ne parlerai pas du tout du style de l’auteure.

Certains adhèrent, d’autres pas.

Personnellement, il ne m’a pas gênée.

 

Je vais plutôt m’attarder sur le profil des personnages.

 

Ok, ce Christian Grey est beau, jeune, riche et sexy.

Mais si on enlève tout ça et qu’on le rend « normal », il devient un véritable psychopathe.

 

Je dirai même que dans ce dernier tome, il a carrément tendance à se positionner comme un extrémiste religieux…

Tout doit être sous contrôle, sa vie à lui, comme celle de sa compagne.

Il prône la sécurité, ok…

Mais ne pas sortir avec les copines, ne pas porter de jupes courtes sans son accord, ne pas travailler, ne pas ci, ne pas ça…

C’est un peu flippant, non ?

 

Je trouve étrange que ce livre écrit par une femme mette en relief l’amour inconditionnel d’une jeune femme pour un garçon aussi torturé.

Je n’aime pas l’idée que certaines jeunes filles imaginent l’amour comme il a été romancé ici.

Sans être une féministe radicale (tous les extrémismes sont à bannir), je ne pense pas qu’il soit sain de s’abandonner totalement à un amour et de faire passer ses désirs avant les nôtres.

 

Je reconnais que parfois, il est agréable de se laisser porter par celui qu’on aime.

Le laisser prendre les décisions de la maison, le laisser prendre soin de nous, lui rendre le rôle du « mâle » dans toute sa splendeur.

Mais ce n’est plus la vraie vie…

 

Et même si dans un couple, nous pouvons parfois nous relayer et prendre à bout de bras les responsabilités pendant un certain temps, c’est bon aussi d’alterner.

 

J’ai discuté récemment avec une jeune fille de 24 ans.

Elle est malheureuse et mal dans sa peau.

Quand je lui demande ce qui ne va pas, elle me répond qu’elle cherche un mari.

Je creuse un peu avec elle pour savoir si elle veut un petit copain, pour les câlins, le fun, les attentions ?

Elle me répond que non, elle a besoin d’un mari pour prendre soin d’elle pendant qu’elle s’occupe de la maison et des enfants.

 

Je suis restée bouche bée…

Nous sommes en 2013 et elle a 24 ans !

Toute la vie devant elle quoi !!

Pouvoir voyager, profiter des copines, faire les études qu’elle veut, choisir un métier de passion, avoir des amoureux…

Mais non, elle veut un mari.

 

Je trouve qu’on est très proche de cette ambiance des Cinquante Nuances de Grey.

C’est peut-être pour ça que je n’adhère pas vraiment…

Ce n’est pas dans mon fonctionnement de femme d’aujourd’hui : amoureuse oui, mais aussi indépendante et autonome.

Mais finalement est-ce que les jeunes générations ne reviennent pas à des codes plus anciens ?

 

Vous en pensez quoi les filles ?

(Je réalise que c’est un peu brouillon tout ce que je raconte…)

Vous avez succombé au marketing des Cinquante Nuances de Grey ?

Et au delà du phénomène, vous avez trouvé que l’image de la femme était dégradée ou j’ai vraiment l’esprit mal placé ?

 

 

 

32 commentaires sur “Je suis venue à bout des Cinquante Nuances de Grey (et je me pose plein de questions sur la morale de l’histoire…)”

  1. Elodie

    Bonjour,
    Je n’ai lu aucun des tomes de cette trilogie, mais je voudrais juste réagir à ce que tu dis sur l’évolution de la femme. Je crois vraiment qu’il y a de tout temps et aujourd’hui encore, eu plusieurs types de femmes, et que finalement nous n’avons pas tant que ça évolué.
    J’ai une trentaine d’années, un mari (;-)), mais je me sens, j’ai besoin d’être, autonome, indépendante comme tu le dis. Même si j’ai besoin aussi que mon homme se conduise en homme (subtile dosage d’ailleurs: les femmes sont compliquées, ça, c’est sûr!).
    Mais je suis surtout sidérée, très souvent, avec certaines de mes copines, ou en rencontrant d’autres couples, avec des filles mêmes plus jeunes que moi: certaines cherchent effectivement (ou ont cherché et trouvé) un « mari » et pour elles, c’est un homme qui est obligatoirement macho, un peu rude, qui leur dit quoi faire, et elles n’aspirent finalement qu’à rester à la maison tranquillement, ou avoir un petit travail pépère.
    Finalement, nous sommes surtout toutes bien différentes!

    • Poulette Nela

      Oui nous sommes toutes tellement différentes.
      Ce qui est douloureux c’est de voir des femmes tout miser sur un homme et puis un jour, alors qu’il vient à les quitter, de les retrouver totalement perdues…
      Il faut je pense être un bon mélange des deux : une femme d’hier et une femme d’aujourd’hui

  2. Mei-Mei

    Je n’ai pas lu parce que c’est considéré comme du « mummy porn » et je ne rentre pas dans cette catégorie. Excuse à deux balles, mais bon.
    Mais aussi, le cliché déjà: une jeune femme avec un homme riche et beau (bon, pas vieux là). Sympa je trouve de mettre ce lien là.
    Je ne connais vraiment pas l’histoire, mis à part ce que ta descrption, mais concernant la position de la femme, je pense qu’il est important qu’elle fasse ses propres choix. Certes, nous sommes influencées par notre histoire, notre société, nos proches et j’en passe, mais tant que cela reste fondamentalement NOTRE propre décision, cela signifie que cela nous convient.
    Mais (oui, il y a toujours un mais 🙂 ) il faut savoir qu’être une femme n’est pas chose aisée. Soit on est traditionnelle et cela va à l’encontre de la vague « féministe », soit on est indépendante, etc, et on doit encore plus prouver auprès des hommes que nous sommes égaux. C’est lourd, mais on vaut le coup d’être ce que nous sommes dans le respect.

    Désolée de cette longue tirade, mais tu inspires :p

    • Poulette Nela

      Moi j’aime bien quand je t’inspire !!
      J’adore quand vous réagissez !

  3. perso j’ai détesté, surtout parce que je sais, pour avoir fait des reportages sur la question, quel est le vrai mode de fonctionnement de ce milieu et j’ai lu juste le tome 1 et ça m’a suffit…j’avais envie d’en pleurer, sincèrement, surtout quand on voit que tout est « condition » pour garder l’amour de quelqu’un…

    • Poulette Nela

      Ça m’a donné aussi cette impression quand à un moment donné une ancienne soumise du héros apparaît…

  4. abigaellee

    Et bien j’avais commence le 1er mais finalement je n’ai pas adheré ca m’as vite gonflé ce christian qui veut faire d’elle sa chose.

    ca ne donne pas une super image de la femme.

    • Poulette Nela

      C’est sûr mais ça évolue au fil des romans et on apprend un peu pourquoi il est devenu comme ça

  5. Personnellement ce livre ne me donne pas du tout envie de le lire. Je n’ai rien contre les livres érotiques loin de là mais une de mes amies lit le livre en ce moment et elle me le décrit un peu comme un livre SM ce qui n’est pas du tout mon délire !! Haha. Je trouve dommage que après tous les combats que les femmes ont fait durant des années pour avoir un minimum de respect soient réduits à néant à cause de ces livres. Oui ok on a besoin de se libérer sexuellement maintenant mais vu ce que tu résume pour le troisième tome ce n’est plus de l’érotisme mais carrément de la soumission. C’est dommage en tout cas mais je ne pense pas que je vais lire ce livre. Mais merci pour ton investigation !!

    • Poulette Nela

      À un moment donné elle semble prendre le dessus sur lui, mais n’arrive pas à accepter cette position de dominante.
      Mais la fin est belle, juste pour ça je ne regrette pas d’avoir lu les trois tomes…

  6. Alex

    Hello! Je n’ai pas lu ce best-seller dont tout le monde mais c’est vrai que ça donnait l’impresison d’être du porno SM soft, genre les téléfilms de M6 d’il y a 10-15 ans. J’avais envie de réagir sur ce que tu disais… j’ai l’impression qu’il ya une certaine régression, peut-être parce qu’on a acquis certaines choses et on oublie le chemin parcouru?! Sans être forcenée/extrêmiste, pas mal de jeunes femmes sont toujours à la recherche d’un prince charmant qui viendrait leur apporter du bonheu, leur donner un sens à la vie etc. Je n’exagère pas quand je dis ça parce que je connais des filles/amies qui sont comme ça et c’est dommage alors qu’il y a tellement de choses à faire seule, à découvrir, à accomplir pour justement s’épanouir.
    Quant à ce que tu décrit dans le roman, est-ce que ce n’est pas le reflet de certaines valeurs morales qu’on retrouve aux USA par ex. et qui sont en train de revenir en force? Certes, les régles du SM sont basées sur l’obéissance du dominé face au dominant, à ce propos je te conseille l’excellent film indé US « La Secrétaire » aevc Maggie Gyllenhall. Mais le fait de dépendre autant d’un homme est très dérangeant.
    Réflexion à poursuivre donc 🙂 Très bonne journée!

    • Poulette Nela

      Merci pour ton témoignage !
      Que de bonnes questions…
      Effectivement la recherche du prince charmant est une quête incessante chez certaines.
      Moi aussi j’aime ce côté « mon homme prend les reines et je me laisse porter » mais pas tous les jours !!

  7. Marie

    Salut poulette,
    Alors j’ai complètement adhéré a Christian !!!!
    Pour ce qui en est de la condition de la femme, c’est a prendre au 1er degré, c’est romancé, c’est pas la vraie vie. Pour en comparé a Twilight, c’est pas mieux de vivre et d’aimer un vampire, de vivre caché et sur nos gardes, que d’aimer se faire fouetter ou dominer.
    Je pense que cette histoire est vraiment a lire sans apriori, et de nous laisser porter par cette histoire, sans y voir d’apologie de la soumission féminine. Parfois ça fait du bien de se laisser voyager dans un univers qui n’est pas le notre habituellement.
    Bisous et merci pour toutes ces post 🙂

    • Poulette Nela

      Tu as raison, je suis peut être trop terre à terre…
      Quand on est capable de faire la part des choses, c’est bon de s’évader (je suis une dingue d’Harry Potter !!).
      C’est plutôt pour les plus jeunes que je me pose la question de savoir si elles seront capables de discernement…

  8. Bonjour Manuela, perso je n’ai pas lu les Nuances de Grey, trop de critiques contradictoires. Je les lirai peut-être une fois passée cet engouement. Mais pour en revenir à ta question, j’ai aussi l’impression que les jeunes d’aujourd’hui préfèrent se caser tôt, la peur d’être seuls ? Certainement. La peur du regard des autres, je pense encore plus ! La société dans laquelle on vit n’a malheureusement pas changé à ce niveau là, le regard des gens est critique, et de nos jours, le fait d’être seul cache quelque chose : personne instable ? à problèmes ? C’est la conclusion que je tire de ce que je vois autour de moi. Mais c’est vraiment dommage car il faut profiter de la vie, de la liberté, pour voyager, sortir, rencontrer des gens, faire un max d’activités ! Donc tout ce que je peux conseiller, c’est de vivre sa vie à fond avant de se caser, car il ne faut pas se cacher, une fois qu’on est marié avec des enfants, on ne peut pas TOUT se permettre ! Merci pour ton article Manuela !

    • Poulette Nela

      Merci pour ton message !!
      C’est exactement ce que je pense.
      Et puis parfois, je me dis que quand on se case trop tôt et qu’on ne découvre pas le monde avant, on risque de ne pas être épanouie et souvent ça cause des divorces…
      Mais chacun prend le bonheur où il le souhaite !

  9. Estelle

    Bonsoir,
    Je t’écris juste pour te rassurer, non, tu n’es pas seule.
    Je pense que ta copine croit que son bonheur est lié à un mari car la société le lui dit (ou lui fait comprendre de différente façon qu’être célibataire, c’est pas normal,et que son bonheur est lié à un homme. Il faut voir la pression que subit une femme de 30 ans célibataire. Ben t’es toute seule ? Pourquoi ? T’es homo? A trente ans, tu dois être casser et commencer à faire des bébés (Très important les bébés !!)
    Une femme qui ne veut pas d’enfant n’est pas normal en France !!! Tu dois aimer les bébés.
    Qu’elle est le rapport? Beaucoup de jeunes femmes pensent que leur bonheur dépendent de leur conjoint et qu’elles doivent tout accepter pour qu’il reste avec elles.
    Moi, j’avoue honnêtement, j’ai un mec et un enfant. Et j’aime bien mon gamin mais parfois (souvent même!!! Oh la mauvaise mère, je le refile à mes parents ou beau-parents pour pouvoir sortir) j’adore quand il est pas là.
    Moi, je ne suis pas trop maniaque, déco donc rester à la maison pour faire la popote, le ménage en attendant que l’homme rentre, c’est pas mon truc (je peux dire que j’ai souffert les premiers mois à la naissance de mon fils). J’ai une copine qui fait très desespérate hou

    • Estelle

      Elle n’a pas supporter non plus. Car On n’est pas comme nos parents, nous avons eu une éducation, on nous a appris à être indépendante, à nous débrouiller seule, à nous intéresser à divers chose.
      Mon homme cuisine et moi, je monte les meubles Ikéa. Mais les préjugés persistent.
      J’ai acheté une cuisinière à mon fils, on m’a fait comprendre que j’allais en faire une homosexuel.(Comme si c’était lié !!!)
      Bref, il est vrai qu’actuellement en France,être une femme, avoir 30 ans et être célibataire (et vouloir le rester !!!) veut dire qu’on est quelqu’un anormal. Donc cela pousse certaines femmes à penser que leur bonheur dépend des mecs et qu’il faut donc tout faire pour en trouver un et le garder !!!

      • Poulette Nela

        C’est exactement ça !
        On te dit que tu penses trop à ta carrière et que ce n’est pas la « vraie » vie.
        Mais au final, c’est à nous de choisir nos vies, non ?
        C’est assez flippant de voir des filles aussi jeunes qui imaginent que le bonheur c’est juste ça : une maison et un mari.
        Ça y contribue, bien sûr… Mais il y a tellement d’autres choses !

  10. Sandra

    Bonsoir,
    Je n’ai lu que le tome 1 et cette ambiance de domination/ soumission « extrême » m’a mise mal à l’aise à certain passage… En effet sans être féministe on a vraiment l’impression de revenir à une époque où la femme n’avais pas son mot à dire et subissait les relations amoureuses. Et on a franchement envie de dire à Ana de partir vite!! Que tous les hommes ne sont pas comme ça et que sa relation n’est pas vraiment la définition qu’on se fait de l’amour!!
    Je lirais peut être la suite car ma curiosité reste quand même sur sa faim…!!
    Bonne soirée!

    • Poulette Nela

      Le tome 2 m’a vraiment plu parce que justement elle se rebelle un peu !

  11. Axelle

    Bonjour !
    J’ai justement parlé de cette trilogie avec une amie hier (je lui ai d’ailleurs aussi conseillé ton blog, elle va venir voir ! 😉 ) : elle me demandait si je l’avais lu car elle va le commencer.
    Je ne l’ai pas lu, ce n’est pas ma priorité (tellement de livres en attente déjà chez moi ! lol) mais je pense que la curiosité (et oui, je suis très très curieuse :p) finira par l’emporter…

    Concernant la place de la femme et les pressions de la société, je suis entièrement d’accord avec la beauté de Lâm et Estelle : j’ai toujours été très indépendante. Je me rappelle petite, alors que les copines et cousines parlaient déjà de leur vie de femmes au foyer avec mari etc.., moi je rêvais de tel ou tel métier et de voyages. Ca choquait quand je disais « ne jamais dépendre d’un homme! », ça ne veut pas dire ne jamais être en couple mais garder son identité propre au sein du couple et une part d’indépendance. Comme tu le dis, si un jour votre mari vous quitte, vous avez au moins de quoi vous retourner et pouvoir gérer la situation…
    Nous « rions » beaucoup avec une amie : à toutes les deux, c’est toujours le même refrain : à quand le mariage ? à quand les bébés ? Ne peut-on pas être heureux sans avoir signé un bout de papier ? Ne peut-on profiter un peu de la vie avant d’avoir des enfants ? Après tout, si on est épanoui, c’est mieux pour eux aussi plutôt que si on regrette des tas de choses ! Non ?!

    Bon allez, je crois que je vais arrêter de m’enflammer là ! lol (moi aussi, désolée pour le roman!)
    C’est vrai que tu nous inspire, tous ces échanges sont vraiment très intéressants et le sujet tellement sensible ! (comment ne pas se sentir concernée)
    Le principal est que chacune ait la liberté de mener sa vie comme elle le souhaite !!

    Bonne fin de week end et bonne soirée à toutes ! 🙂

  12. Vitany

    Comme Twilight, j’ai lu ces livres par curiosité, car je voulais « comprendre » l’engouement qui y était lié… et bien je n’ai toujours pas compris !
    Heureusement d’ailleurs que, pour ces deux séries de bouquins, on me les a prêté parce que ça m’aurait fait mal de payer pour une daube pareille !

    D’abord, le style d’écriture : catastrophique ! Nous sommes bien d’accord que l’auteur n’a jamais eu pour vocation de révolutionner le genre littéraire, mais il y a tout de même un minimum syndical à respecter bon sang ! c’est bien simple, j’ai fait les comptes et sur 2 pages, nous avons : 5x « merde ou putain », 6x « déesse intérieure » et environ 12x « oh qu’il est beau, qu’il est riche, qu’il est sexy »… un tout petit peu d’imagination et un dictionnaire des synonymes s’imposent je crois… Ayons une pensée émue pour la traductrice qui a essayé d’améliorer la chose en français (quand on voit le résultat, on a peur de lire la version originale…)

    Deuxième point : l’histoire. Et bien c’est simple, elle est pratiquement inexistante et surtout copié-collé sur tout ce qui a déjà été vu/fait. En fait, au départ ça partait plutôt bien, on se dit que l’événement nouveau (le SM) va apporter un peu de piment à une histoire très conventionnelle (la jeune fille vierge et naïve qui rencontre son prince charmant beau, riche et un brin pervers et va se laisser guider par lui pour découvrir les joies des plaisirs charnels)… jusque-là, comme le but du roman est le divertissement, pas de souci ! mais c’est dès le deuxième tome que ça se gâte sérieusement… Le mini-suspense apporté par l’ex un brin dérangée de Christian : réglé en 2 coups de cuillères à pot, sans aucun « blessé »… Le patron pervers et violeur d’Anna : réglé en 1/2 page par un Christian tous muscles et billets dehors…
    Mais le pire reviens quand même à l’histoire, qui, d’un chouïa originale au départ, fini comme une bluette insipide à l’eau de rose (ils tombent amoureux, M. abandonne ses pratiques trop extrêmes pour Mlle – eh oui, juste comme ça ! -, demande en mariage – là j’ai bien failli m’étouffer – et… bébé ! et tout le monde il est heureux…) plus conventionnel, tu meurs, d’autant plus déplacé que ces romans avaient pour vocation d’apporter une touche « différente »…
    Ne parlons même pas des petits clins d’oeil bien américains pour nous rappeler qu’on reste tout de même dans le cadre légal : Anastasia a 21 ans (eh oui, on va pas mettre en scène une mineure tout de même !), Christian est beau, sexy ET très très riche (évidemment), Ana a quand même un cerveau, elle a fait des études de littérature (mais ne sais pas aligner deux mots cohérents sans jurer), Christian a un passé torturé (ben oui, on ne peut pas aimer le SM sans avoir beaucoup souffert enfant, c’est logique…).

    Ensuite : les personnages. Aie aie aie…
    C’est bien simple, j’avais envie de baffer Ana toute les deux minutes ! Je dis pas que certaines femmes (ou hommes) n’aiment pas se faire dominer, mais tu me dis pas quoi manger et quoi porter bordel ! Mlle est bien entendue vierge et parfaitement innocente (elle ne s’est même jamais touchée ! c’est limite qu’elle ne sache pas où se trouve son vagin !). Le paroxysme arrive tout de même lorsque Christian propose de lui montrer sa salle de jeu : elle pense qu’il veut jouer à la Xbox ! Sans compter qu’elle s’extasie perpétuellement sur la beauté, la sex attitude et la richesse de son chéri, ce qui devient lourd au bout de la 10ème page déjà…
    Pour Christian, et bien ça aurait pu être un personnage intéressant, mais il est à peine approfondi… donc ça reste un pétard mouillé (comme beaucoup de choses dans ces livres d’ailleurs)

    Et pour finir : les scènes de sexe…
    Et bien, pour avoir lu plusieurs livres à caractère pas forcément érotiques mais aux scènes diablement bien écrites de ce point de vue-là et n’aimant pas les scènes de sexe trop « crues » (ça me dégoûte un peu quand ça ressemble à un porno avec description, mots vulgaires et pleins de fluides corporels divers), je dois dire que les 2 premières scènes de sexe entre Anna et Christian sont sympas… et puis c’est tout ! après, c’est toujours pareil et c’est extrêmement lassant…

    En résumé :
    – je ne pensais pas, après avoir lu Twilight, que j’allais tomber un jour sur un livre encore plus mal écrit… et ben si !
    – les personnages ne sont ni attachants, ni intéressants !
    – l’histoire est inexistante !
    – les scènes de sexe sont très très surfaites (si les Américaines se sont « réveillées » grâce à ce bouquin, j’ai pitié d’elles)
    – arrivé à la moitié du deuxième tome, je ne lisais plus qu’une page sur deux tellement je m’ennuyait !
    – l’histoire est finalement extrêmement « conventionnelle »

    Reste que j’ai le secret espoir que l’adaptation cinématographique à venir bénéficiera de bons acteurs et d’un excellent scénariste pour réhausser tout ça (et surtout que l’auteur aura pas son mot à dire sur le plateau) !

  13. Sandra

    J’ai lu le premier tome, je dois avouer honteusement que je l’ai dévoré!
    En toute conscience qu’il s’agit là d’une grande utopie, un orgasme une première fois ? Mais pour qui nous prend-on ?
    En toute conscience que c’est du Twilight non censuré effectivement.
    Avec tout ça, j’ai aimé lire ce livre, car je pense que toute femme peut s’y retrouver quand il s’agit d’aimer un homme de façon presque inconditionnelle, que par amour on est capable de revoir tous nos principes et nos exigences à la baisse, et que tout peut devenir tolérable.
    Bref, tout ce que je voulais dire en fait c’est que j’ai acheté les deux autres tomes alors que je n’avais pas terminé le premier, persuadée que la suite me régalerait autant, et je ne suis jamais parvenue à lire le second. Impossible d’accrocher, d’aller plus loin qu’une trentaine de pages, je ne sais pas, c’était encore la même chose, ils se retrouvent, ils s’aiment il est beau, elle se mord la lèvre, ils vont coucher ensemble mais les problèmes vont revenir … Bla bla bla, je me suis dit un tome suffit, c’est bon on a compris!
    Et puis quand je te lis nous dire que le deuxième a été ton préféré, qu’il s’apparente un peu à un polar, je me dis que je devrais peut-être poursuivre finalement …
    Quant à la condition de la femme, je suis d’accord avec l’une d’entre vous, à toute époque il y a toujours eu plusieurs types de femmes, des indépendantes comme des traditionnelles, tant qu’elles s’y retrouvent, peu importe !

  14. Leila

    Hello,

    Pour répondre à tes interrogations, il faut savoir que ce livre a été mal jugé et surtout très mal interprété. En effet, tout droit venu des États-Unis, il avait pour vocation d’être lu exclusivement par des Américaines, femmes au foyer. Les coutumes dans ce pays, il faut en avoir conscience, ne sont pas du tout les mêmes que dans le nôtre. Il est donc bon de noter que chez eux, la religion prime sur beaucoup de chose et je pense que le cliché de la femme au foyer bien sage et respectueuse de son mari, n’est pas loin d’être vrai. Après, il ne faut pas en faire une généralité.
    De ce fait, forcément, ces livres ont fait sensation aux USA avec pour objectif et résultat d’ailleurs de réveiller la libido des américaines. C’est d’ailleurs ce qui s’est passé avec la démesure réputée des américains, bien sûr.
    C’est pourquoi, quand le phénomène est survenu en Europe et en France, les médias ont joué beaucoup sur le fait que c’était pour les mamans au foyer et que c’était du SM. Reste à redéfinir la notion de SM. Surtout que je ne pense pas que les Américains soient très libres de ce côté et donc bien moins connaisseur que nous. En tant que Français, nous sommes tout de même plus avancés sur le sujet. Et c’est sûrement pour cela que l’interprétation n’a pas été la même.
    Après, pour les pseudos connaisseurs du SM (je n’en suis pas une, enfin, je ne pratique pas), c’est sûr que Fifty a dû les faire bien rire, car non, ce n’est pas du SM, ou bien gentillet en tout cas. Ce que je ne comprends pas, et ce qui a fait défaut à Fifty, c’est qu’il a été comparé à Histoire d’O et même considéré comme le nouveau Histoire d’O, plus de notre temps. Si toutefois certains souhaitaient connaître la vraie histoire du BDSM, il faudrait lire ce livre-ci mais attention au choc que cela pourra vous faire. Ce livre a été écris en 1954 par une française, Pauline Réage, pseudonyme de Dominique Aury et a fait une grande polémique à l’époque. En fait, avec ce livre, vous découvrez une jeune fille indépendante et libre, notamment sexuellement qui va être conduite par son amant dans un château pour y être dresser. Elle va ainsi devenir esclave, de son plein gré. C’est en fait un don de soi qu’elle fait par amour pour cet homme. Son seul plaisir est justement de faire plaisir à l’autre. C’est ce qui s’appelle la relation dominé – dominant si bien contenu dans le milieu du BDSM.
    Effectivement, quand on lit Fifty, cette relation n’est pas très flagrante. Elle est qu’à moitié SM et finalement surtout romantique. Mais ce que tu penses être de la régression dans la situation des femmes dans ce monde, n’est qu’en fait que de la relation amoureuse vécue d’un point de vue différent du nôtre. Et il faut savoir que bien souvent, le dominant est finalement dominé par le dominé lui-même car après tout, même en s’avilissant, la personne maîtrise parfaitement la situation.
    Je reconnais toutefois que cette conception de la vie, n’est pas non plus la mienne et je suis pour la liberté et l’égalité des femmes vis-à-vis des hommes. Après, pour connaître les réelles significations du BDSM, il ne faut pas se tourner vers Fifty, ça c’est clair.
    En tout cas, il n’en reste pas moins que j’ai adoré ces 3 tomes (certes très mal écris) et j’ai aimé la relation entre ces deux êtres cherchant à s’aimer d’une autre manière avec leurs vices cachés et leurs tourments. 🙂 Mais après, je suis une romantique inconditionnelle, c’est surement pour cela !

    Bises

  15. J’ai lu les livres, les trois… et ça a été une torture.

    Le premier m’a entrainé dans un univers bizarre mais prenant. Le porno soft était ma foi facile à lire bien que l’histoire soit affreusement tirée par les cheveux!

    Le deuxième, commence à partir en biberine (mais il reste également mon préféré). On y a l’impression que tout est au stade de l’esquisse mais qu’aucune des idée n’est rééllement aboutie.

    Le trois, c’est un mélange entre Twilight et les bisounours où se serait glissé un dangereux psychopathe avec un perruque de clown (non l’image n’est pas folle du tout). Je m’explique: Ana vit au pays des presque bisounours ou la vie dégouline d’amour. Seul ombre au tableau un mec qui mériterait une bonne thérapie (et de changer de psy par la même occasion). on saupoudre tout ça de deux trois suspens à la « sous le soleil » et on mélange le tout…On obtient Une bonne grosse daube.

    Je ne parlerais même pas de l’écriture hallucinante (c’est la même personne qui a écrit ces trois tomes? sérieux?). Mais bon, j’ai suivi le mouvement, je voulais savoir ce qu’il y avait de si prenant dans ces livres… et je n’y ai pas trouvé mon compte!

    Après, je suis peut être trop exigente ou pas assez romantique.

    Un dernier point, moi aussi je suis dérangée par l’image de l’amour que renvoie ce livre…

    Au plaisir de te lire!

  16. Aurélie

    Je tiens à réagir aussi. Pour info je suis à la moitié du 3ème tome.

    Certaine personnes disent que c’est un porno d’autre diront que c’est une belle histoire d’amour un peu hard ! Je fais partie de cette deuxième catégorie de personnes.

    Les scènes du 1er tome ne m’on pas du tout choqué car je m’attendais vraiment à ça. J’ai même eu les larmes à la fin du livre.

    Le second tome est aussi mon préféré, je l’ai lu en une journée et demi (pour le suspens), trop heureuse pour eux deux.

    Je suis au troisième tome, il y a des scènes qui sont longues, je commence à en avoir marre de ses scènes de jalousie et de sexes. Calmez vous un peu les deux !!!

    C’est vrai que Christian est un cas très particulier, je n’ai jamais rencontré un homme avec une personnalité pareil mais en tout cas il n’est pas égoïste comme pas mal d’homme sur cette terre !! Lui au moins il pense à chaque fois au plaisir de sa partenaire !!!

    J’attends le film maintenant …

    • Poulette Nela

      Moi aussi, j’ai presque hâte de le voir en fait 🙂

  17. Personne

    Beaucoup de personnes juge sans avoir lu les livres ici, quand on ne connaît pas difficile de donner un avis recevable!

  18. julie

    Bonjour à toutes,

    je rédige en ce moment un mémoire de Master sur les lectrices de la série Fifty Shades (Université Lyon 2) et j’aimerai rencontrer quelques unes d’entre elles pour un petit entretien de 30 minutes environ. Aussi je fais appel aux blogueuses pour faire circuler cette info.Bon je suis moi-même lectrice de la série mais inutile de vous dire que je ne peux pas me servir de mon expérience perso pour de m’auto interroger 😉 Les posts que j’ai lu sur ce blog sont vraiment intéressants parce que vous faites allusion à la question du féminisme et au fait que vous êtes des femmes autonomes et indépendantes et que vous vous posez des questions sur ce qui est montré des femmes dans ces romans que par ailleurs vous avez pu apprécier. C’est ce qui m’intéresse : des lectrices qui ont aimé un peu ou beaucoup et qui peuvent avoir des choses à raconter sur les femmes. Ce serait super de pouvoir vous interviewer ! Merci de me contacter sur julielucile@gmail.com. Si vous n’êtes pas dans mon coin on peut skyper ou par téléphone aussi c’est possible.Merci par avance. Une étudiante en plein stress !

  19. Magali

    Merci pour ton avis. J’en ai un très similaire et je passais pour une féministe extrême (alors que comme je dit souvent j’ai un frère, un père, des oncles, des cousins, des amis et je ne milite pas DU TOUT pour la haine de l’homme)qui ne savait pas apprécier un roman « ex-cep-tio-nel ». Je n’ai pas succombé à la mania grey. Je les ai lus pour me former mon avis et il n’est pas bon (même si le premier tome m’avait laissé mitigée)…. Bravo pour ton blog! Très amicalement

  20. Nadège

    Salut !
    Je viens de commencer le deuxième tome et ça commence vraiment à me soûler.
    Déjà parce que c’est hyper répétitif, dans la mesure où une déclaration d’amour ou une dispute précède forcément une partie de jambes en l’air. Tu me diras, pourquoi pas. Sauf que ça devient tellement évident que ça me gâche le fond de l’histoire. J’ai même envie de sauter des passages tellement ça devient insupportable.
    Certes, la part de sexe dans ce livre est compréhensible dans la mesure où c’est un livre dit « érotique », mais c’est pesant, répétitif, on devine toutes les paroles qu’ils s’échangent, jusqu’à deviner les positions.

    Bref, passé ce côté ennuyeux, Anna me soule aussi. Sans doute qu’une minorité de femmes est sensiblement proche du comportement d’Anna. Mais bon dieu, est-elle stupide cette Mademoiselle Steele? Comment peut-elle supporter une telle façon de vivre ? (Je suis au moment où Leila vient mettre sa petite pagaille). Et d’après ce que tu dis, ce n’est que le début de la paranoïa et du contrôle de ce cher Monsieur Grey, déjà que le peu que j’ai lu me ferait fuir depuis bien des lustres. Et rien de savoir qu’Anna sera toujours victime de ce comportement de psychopathe me conforte dans l’idée, qu’au dépit de son immense amour pour Grey, elle est surtout profondément naïve et stupide.

    Je ne sais pas si j’irai au bout des livres, je ne suis absolument pas transcendée et je ne comprends le phénomène et les critiques élogieuses des livres ou du film. Si j’avais su, je les aurais empruntés plutôt que de les acheter, je suis déçue par cette histoire qu’on me conseillait à coup de « Tu vas voir, c’est génial » « Cette histoire d’amour est magnifique » « Tu vas te régaler ».

Les commentaires sont fermés.